Une grotte hivernale au cœur de la canicule

Ce matin, j’ai recouvert les vitres de Feuille Blanche Café Noir de blanc de Meudon. L’idée était simple : limiter la chaleur dans le café sans avoir recours à la climatisation.

J’aurais pu m’arrêter là. Mais j’y ai ajouté quelques cœurs, des notes de musique et une pluie de petits points blancs.

Depuis, le café ressemble un peu à une grotte hivernale. Une drôle de sensation quand il fait plus de 30 degrés dehors.

Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, mais le simple fait de voir ce blanc sur les vitres donne déjà une impression de fraîcheur. La lumière est plus douce, les contrastes moins agressifs, et l’ambiance du lieu semble transformée.

Peut-être est-ce simplement psychologique. Peut-être pas. Chez Feuille Blanche Café Noir, nous essayons souvent de faire autrement.

Non pas parce que nous sommes contre le progrès ou la modernité. Mais parce que nous aimons nous demander s’il existe parfois une solution plus simple, plus douce ou plus cohérente avec nos valeurs.

Alors quand la chaleur arrive, avant de penser climatisation, nous pensons stores, ventilation naturelle, boissons fraîches faites maison et astuces d’autrefois comme le blanc de Meudon.

C’est imparfait. Mais cela nous ressemble. Un lieu à contre-courant

Cette philosophie se retrouve un peu partout dans le café. Les pâtisseries sont faites maison. Les boissons artisanales sont préparées sur place.

Une partie du mobilier et de la décoration est issue de la seconde main. Nous privilégions les produits de saison lorsque cela est possible. Nous ne cherchons pas nécessairement à suivre toutes les tendances du moment (pas de Ube, pas de matcha…)

Et pourtant, ou peut-être grâce à cela, beaucoup de personnes nous disent ressentir quelque chose de différent lorsqu’elles poussent la porte du lieu.

Plus qu’un café. Chez Feuille Blanche Café Noir, on ne vient pas seulement consommer. On vient prendre un moment. On vient discuter.

Créer. Lire. Dessiner. Écouter un concert. Participer à un atelier. Rencontrer quelqu’un. Ou simplement ralentir un peu.

C’est sans doute pour cela que les visiteurs viennent souvent me parler.

Ils s’interrogent sur le lieu, sur son histoire, sur les ateliers, sur les expositions ou simplement sur ce drôle de décor blanc apparu sur les vitres en pleine canicule.

Ils ressentent qu’il y a une personne derrière ce projet.

Et c’est probablement le plus beau compliment que l’on puisse faire à un lieu. Une invitation à la découverte

Si vous passez dans le quartier des Batignolles cet été, poussez la porte.

Vous y trouverez peut-être une citronnade maison, un atelier créatif, un concert acoustique, une exposition, un brunch créatif ou simplement un peu de fraîcheur.

Et si vous apercevez des cœurs et des notes de musique dessinés sur les vitres, ne soyez pas surpris.

Certains installent une climatisation. Moi, j’ai dessiné sur les fenêtres.

Chacun sa façon de traverser la canicule.

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